Publié le: 04/12/2020 @ 21:58:05: Par Nic007  Dans "Droit "
DroitLes autorités américaines ont lancé jeudi des poursuites judiciaires pour « discrimination » à l’embauche contre Facebook, accusé d’avoir réservé des postes à des salariés étrangers au détriment des Américains, deux jours après avoir subi un revers sur le gel de visas très utilisés dans la tech. Facebook a « intentionnellement créé un système d’embauche qui a empêché des Américains qualifiés d’avoir une chance de connaître et de se présenter » à ces postes, écrit le ministère de la Justice dans un communiqué. Le réseau social a assuré avoir coopéré avec les autorités quand le ministère a commencé à se pencher sur la question d’éventuelles discriminations à l’embauche. Il réfute les accusations émises dans la plainte du ministère mais refuse de faire plus de commentaires sur une procédure en cours. Le dépôt de la plainte a été assez soudain, selon une personne proche du dossier. Il pourrait signifier que le ministère souhaite voir le dossier arriver devant un tribunal avant le départ du président Donald Trump de la Maison-Blanche le 20 janvier.

Selon la plainte, Facebook n’a pas affiché les postes en question sur son site internet, refusait les candidatures en ligne et imposait aux personnes intéressées d’envoyer leur dossier par courrier, ce qui suscitait très peu de candidatures. Facebook réservait en fait ces positions, plus de 2600 entre le 1er janvier 2018 et le 18 septembre 2019, à des employés déjà présents dans l’entreprise avec un visa temporaire et désireux d’obtenir une carte verte. La Silicon Valley compte beaucoup sur ces talents de la tech, bien formés dans leur pays d’origine. Mais pour décrocher les fameuses « green cards », qui offrent un statut de résident permanent aux États-Unis, il faut disposer d’une offre d’emploi permanente et l’employeur doit montrer qu’il n’avait pas de candidat américain qualifié pour le poste. Pour contourner cette obligation, Facebook a mis en place un processus de recrutement discriminatoire « routinier et généralisé », d’après la plainte selon laquelle dans plus de 80 % des cas, aucun Américain ne s’est porté candidat. Les pratiques de recrutement d’autres grands groupes de la Silicon Valley utilisant fréquemment les visas H1-B sont aussi dans le viseur du ministère, selon la personne proche du dossier.
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