Le parquet français a lancé une offensive contre Elon Musk et sa plateforme, X. L'enquête, initialement centrée sur l'algorithme du réseau social, s'est transformée en une procédure pénale à part entière. Les chefs d'accusation comprennent la manipulation de systèmes informatiques, l'atteinte à la vie privée, la diffusion de contenus illégaux et même le négationnisme. Le département de la Justice américain était déjà intervenu dans ce conflit, accusant ouvertement la France de vouloir restreindre la liberté d'expression. Le parquet de Paris a annoncé avoir demandé aux juges d'instruction d'engager des poursuites formelles contre Elon Musk, l'ancienne PDG de X, Linda Yaccarino, et plusieurs entités liées à la plateforme, dont xAI et X.AI Holdings Corp. Les enquêteurs français affirment que la plateforme pourrait avoir commis plusieurs infractions liées à la publication de contenus, au traitement des données des utilisateurs et au fonctionnement des systèmes de recommandation. Les accusations portent notamment sur la diffusion de contenus à caractère sexuel explicite, la création de deepfakes illégaux, l'acquisition illicite de données d'utilisateurs et la violation de la confidentialité des communications électroniques. Les enquêteurs analysent également le fonctionnement des algorithmes de la plateforme et la modération des contenus politiques.L'affaire a débuté de manière bien moins spectaculaire que ne le laissent entendre les gros titres actuels. L'enquête a été ouverte suite à une plainte déposée par le député français Éric Bothorel, homme politique du parti Renaissance, proche d'Emmanuel Macron. Bothorel a accusé la plateforme X de manipuler son algorithme de recommandation de contenu et de restreindre le pluralisme du débat public en France. Selon lui, depuis la prise de contrôle du service par Musk, la plateforme a commencé à promouvoir certains contenus politiques et à limiter la visibilité d'autres opinions. Une plainte similaire a été déposée par un haut responsable du gouvernement français. Les documents contenaient des accusations de recrudescence des contenus racistes, anti-LGBTQ et extrémistes. Les services français souhaitaient accéder aux mécanismes de l'algorithme X et vérifier si le système de recommandation était conçu de manière à favoriser certaines opinions politiques. La plateforme de Musk a fermement rejeté les demandes des autorités françaises. L'entreprise a qualifié l'ensemble du processus de politiquement motivé et a refusé de confier l'algorithme au contrôle de l'État. C’est alors que l’enquête a commencé à s’étendre rapidement. Dans les mois qui suivirent, de nouveaux éléments apparurent dans l'affaire concernant le chatbot Grok, développé par xAI. Le parquet mit en lumière un cas où Grok avait publié des messages remettant en question l'existence des chambres à gaz à Auschwitz. Après une intervention, ces messages furent supprimés et xAI attribua l'incident à une erreur de programmation. Quelques semaines plus tard, la fonctionnalité de génération d'images de Grok a posé problème. Des utilisateurs ont commencé à créer des images indésirables représentant des femmes dans des scènes sexualisées. xAI a alors restreint l'accès au générateur d'images et mis en place des restrictions supplémentaires. Les enquêteurs français ont ajouté ces incidents à leur enquête.
Début février, la police française, en collaboration avec Europol, a perquisitionné les bureaux parisiens de X. La plateforme a qualifié l'intervention policière de démonstration de force à visée politique. Elon Musk a publiquement qualifié l'enquête d'attaque politique. Les autorités françaises ont ensuite convoqué Musk et Linda Yaccarino pour un interrogatoire. Aucun des deux ne s'est présenté aux enquêteurs. En vertu de la législation locale, le parquet peut désormais demander des mandats de comparution obligatoire. L'affaire a rapidement dégénéré en conflit international. Quelques jours avant les audiences prévues, le ministère américain de la Justice a refusé de coopérer avec les enquêteurs français. Dans une lettre officielle, le ministère américain des Affaires étrangères a déclaré que la France tentait d'instrumentaliser le droit pénal pour réglementer la liberté d'expression en ligne. Selon Washington, ces poursuites sont motivées par des considérations politiques et visent les activités de la plateforme américaine de médias sociaux. Le ministère de la Justice a également souligné qu'il n'entend pas entreprendre d'actions qui restreindraient les droits garantis par le Premier Amendement de la Constitution américaine. La position de Washington a été immédiatement exploitée par xAI. Les représentants de l'entreprise ont remercié les autorités américaines d'avoir rejeté les tentatives des procureurs français de les contraindre à coopérer.
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