Assassin's Creed III Remastered
Publié le 15/11/2019 Dans Nintendo Switch  Par Nic007
Colonies Américaines, 1775 après J.C.

Assassin's Creed III prend place plus de deux siècles après son prédécesseur. Développé par Ubisoft Montréal, il s'agit d'un épisode mettant en scène un héros inédit, du nom de Connor, dit Ratohnhaké:ton, fils d'une mère indienne et d'un père britannique. Nous sommes à présent en 1775, en pleine révolution américaine, où le jeune maître assassin marche sur les traces de ses ancêtres Altaïr et Ezio. Il a décidé de consacrer sa vie à la liberté de son clan, et de se révolter face à l'armée de sa gracieuse majesté. Un petit résumé des évènements précédents est heureusement présent, afin de se souvenir de la grande histoire de la série Assassin's Creed et la tâche immense qui incombe à Desmond Miles. Son périple le conduira à repartir dans l'Animus et l'aventure débutera en Angleterre, dans la peau d'Haytham Kenway, le père de Connor. Vous vivrez la traversée vers l'Amérique dans un long tutoriel, et une arrivée à Boston assez grandiose. L'intrigue reprend alors avec Connor, dans un village indien assez isolé, entouré d'un forêt plutôt inquiétante. De quoi en tout cas assurer un sacré dépaysement.

Comme à l'accoutumée, Connor devra éviter les mécanismes piègeux qui traînent dans les niveaux, se montrer discret pour éviter les gardes, et également résoudre quelques énigmes pour débloquer la route. Il faut donc utiliser son environnement pour progresser dans l'aventure et en priorité trouver le lieu d'observation de votre prochaine mission. Assassin's Creed III offre un cadre de jeu intéressant et naturellement, il faudra toujours se déplacer dans l'ombre, le mieux étant d'ailleurs de bondir dans les arbres lorsque cela est possible (en ville c'est moins évident !). Notez qu'à l'instar d'Assassin's Creed II en son temps, vous ne disposerez pas des lames secrètes immédiatement, et qu'une bonne moitié du jeu est destiné à faire connaissance avec Connor. Assassin's Creed III conserve cependant les bases de ses ainés. On navigue donc assez vite en terrain connu, et la liberté de déplacement est quasi totale. Les environnements sont plutôt larges et il ne devrait pas être compliqué de jouer au jeu du chat et la souris. Desmond Miles est davantage présent dans l'aventure. Il est d'ailleurs le héros de certains niveaux prenant place à l'époque contemporaine. L'occasion de voir ce que donnerait un Assassin's Creed de nos jours. Outre la campagne principale, Assassin's Creed III comporte de multiples quêtes secondaires. Vous pourrez ainsi prendre part à des parties de chasse, et découvrir le bestiaire pour le moins complet de la forêt. Il est cependant conseillé de ne pas utiliser de fusil, car la collecte de la peau des animaux permettra de créer de nouveaux vêtements. Les batailles navales ne manquent pas non plus de piquant : Connor peut devenir capitaine et diriger un navire de guerre. Une trame annexe est entièrement dédiée à ce loisir.

Nouvelle-Orléans, 1765 après J.C.

Assassin's Creed III : Liberation prend place au XVIIIème siècle, au cœur de la Louisiane. Développé par Ubisoft Sofia, il s'agit d'un spin off au jeu Assassin's Creed III, qui n'a strictement rien à voir avec l'histoire de Desmond Miles. Abstergo, la société créatrice de l'Animus, permet en effet à ses riches clients d'incarner un assassin dans un autre espace-temps. Nous sommes donc à présent en 1765, où l'on incarne Aveline de GrandPré, une jeune femme issue de l'union d'un riche marchand français, et d'une esclave portée disparue. Alors que les armées espagnoles tentent de prendre le contrôle du territoire, les enlèvements se multiplient à la Nouvelle-Orléans et dans sa région. Afin de découvrir ce qui se trame en coulisses, Adeline devra mener l'enquête dans un titre qui reprend la formule initiée sur consoles de salon : Comme le Prince de Perse en son temps, Adeline devra contourner les mécanismes piègeux qui traînent dans les niveaux, se montrer discrète pour éviter les gardes, et également résoudre quelques énigmes pour débloquer la route. Il faut donc utiliser son environnement pour progresser dans l'aventure et en priorité trouver le lieu d'observation de votre prochaine mission. La ville de la Nouvelle-Orléans offre un cadre de jeu intéressant et naturellement, il faudra toujours se déplacer dans l'ombre.

Un des changements de taille de cet épisode vient du fait que Adeline pourra se déguiser, à l'instar de l'agent 47 dans la saga Hitman. Des vestiaires sont présents sur la carte, et la progression reste assez scriptée, le jeu n'hésitant pas à vous indiquer quel costume utiliser (Dame, esclave, assassine, etc), quand la console ne l'impose pas carrément. Forcément avec des frous-frous, Adeline aura plus de mal à se déplacer mais pourra en profiter pour séduire les gardes. En esclave, le personnage devient étrangement faible, mais beaucoup moins reconnaissable dans la foule dense de la Nouvelle-Orléans. Le système de combat demeure pour sa part très conservateur, et seuls quelques nouveaux mouvements sont disponibles. Certaines phases de jeux se dérouleront également dans le bayou et au Mexique, mais le jeu vous y téléportera automatiquement. Le mode multijoueur peu motivant, et qui ressemblait aux phases de gestion de troupes d'assassins du volet Assassin's Creed : Brotherhood, a tout bonnement plié bagage.

Techniquement réussi ?

L’une des améliorations les plus importantes apporté à Assassin's Creed III Remastered est bien sûr graphique. Le remaster offre une résolution 4K sur PlayStation 4 Pro, Xbox One X et PC, bien que le taux de trame sur les consoles soit limité à 30 images par seconde. Sur Nintendo Switch, nous ne retrouvons pas ces atouts, à commencer par le nouveau système de gestion de la lumière, et le rendu demeure très proche des moutures d'origine, cela se ressent dans le clipping très présent tout comme l'aliasing. Cela étant, les réserves naturelles et les villes sont mieux animées, tout comme le paysage maritime. Les textures des personnages ont également été améliorées, de sorte que les détails sont plus précis que sur Wii U. Malheureusement, il existe toujours une "maladresse" visuelle régulière, telle que des bras qui traversent le corps ou des visages avec des globes oculaires anormalement grands. Néanmoins, ces bugs sont fortement minoritaires et les chargements ont été nettement réduits par rapport aux versions d'origine. Les modélisations de Boston, New York et de la Nouvelle-Orléans sont assez spectaculaires, et on ne s'ennuiera pas une seule seconde à visiter les rues des différentes villes, voire de flâner en forêt. D'une manière générale, le jeu tourne mieux en mode nomade que sur le dock, ce qui peut sembler étonnant. Assassin's Creed III tourne en 1080p (contre 720p sur Wii U), Assassin's Creed III Liberation affiche pour sa part du 900p.

L'animation demeure globalement assez fluide à 30fps avec cependant quelques ralentissements ça et là. Les contrôles restent excellents et aisés, et on retrouve vite ses marques. Les différentes armes à collecter ainsi que les compétences spéciales, renforcent le gameplay. Fort heureusement, il est possible d'emprunter à nouveau un cheval dans Assassin's Creed III, les déplacements auraient peut être été un peu long dans le cas contraire, même s'il est toujours possible d'utiliser des tyroliennes pour avancer plus rapidement d'un lieu à l'autre. Switch oblige, on retrouve quelques fonctionnalités tactiles, mais souvent gadgets il est vrai. Bonne nouvelle, l'interface utilisateur a été nettement améliorée et nous profitons également d'une visée à détection de mouvements. L'aventure solo tient en haleine pendant une bonne quarantaine d'heures, sachant que tous les DLC ont été incorporés ("Missions Benedict Arnold", "Les Secrets oubliés" et "La Tyrannie du roi Washington") bien qu'il faille les télécharger. Une large kyrielle de missions annexes est également proposée, de quoi pratiquement doubler la durée de vie. Le multijoueurs est quant à lui totalement absent, ce qui n'est pas vraiment un problème en soi. Au point de vue sonore enfin, vous retrouvez des thèmes très agréables lors de la partie, même si la compression audio se fait parfois sentir. Les bruitages sont quand à eux convaincants et le doublage en français est de grande qualité (tout comme les sous-titres). Cependant, afin d'économiser de l'espace sur la cartouche, il vous faudra télécharger le pack de voix sur l'eShop, ce qui n'est pas mentionné quand vous débutez la partie.

VERDICT

Assassin's Creed III Remastered redonne vie à deux épisodes efficaces de la saga, publiés en 2012. Il est peut-être un peu difficile de les comparer avec des volets modernes telles que Assassin's Creed Odyssey, mais les jeux se jouent toujours très bien. Que vous aimiez le gameplay sera très personnel, mais si vous voulez faire l'expérience de la série en mettant davantage l'accent sur la furtivité et la bataille entre Assassins et les Templiers, alors cela en vaut vraiment la peine. La campagne assure le dépaysement, la réalisation technique assure l'essentiel et le contexte historique est captivant.

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