Titre: Protéger les enfants contre la cyberintimidation en temps de pandémie  (01/03/2021 Par cda)
Cela fait près d’un an que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé que l'épidémie de COVID-19 était une pandémie. Partout dans le monde, les gens ont fait de leur mieux pour respecter les règles locales et nationales ainsi que la distanciation sociale, dans l'espoir que le monde puisse rapidement revenir à ce qu’il était précédemment.

Des tas de familles sont aujourd’hui confinées, la plupart de leurs activités quotidiennes s’effectuant derrière les écrans de leurs appareils. Bien qu’il s’agisse d’un défi pour tous, il est bien plus difficile pour les enfants d’être confronté à la nouvelle réalité, car ils passent à côté d’une partie essentielle de leur croissance dans le monde d’aujourd’hui.
Dès qu’ils se réveillent jusqu'à ce qu'ils s'endorment, leur journée est dominée par le monde numérique - ils suivent leurs cours, interagissent avec leurs amis, consomment de grandes quantités de médias et jouent en ligne.

Les professionnels nous disent que passer tout ce temps en ligne n'est pas que malsain. Cela peut également les exposer à divers types de risques, le principal étant la cyberintimidation. Il est évident que suite à la pandémie et aux règles de distanciation sociale, le risque de cyberintimidation a augmenté.

Comment se manifeste la cyberintimidation?
Contrairement à ce qu’on pense généralement, la cyberintimidation ne se limite pas aux réseaux sociaux, mais elle est souvent présente sur diverses plates-formes et se manifeste de différentes manières.

A première vue, pour les observateurs occasionnels, sur les médias sociaux la cyberintimidation peut sembler innocente surtout lorsque les auteurs masquent leurs actions en créant des mèmes avec des blagues internes connues rien que d'eux, de la cible de leurs attaques et d'autres membres d'un groupe social commun comme des camarades de classe ou les membres d'une équipe, d'un groupe social ou religieux, etc.

La cyberintimidation peut aussi être dissimulée en se déroulant dans des groupes et des salons de discussion privés, alors que les documents sont intentionnellement divulgués à la victime. Tout cela rend l'acte difficile à détecter. Souvent les intimidateurs ne tiennent compte de rien et dénigreront, humilieront et attaqueront publiquement leurs victimes pour augmenter sa honte.
Un autre foyer de cyberintimidation, où les enfants passent des heures interminables est le jeu en ligne. Alors que la plupart du temps, les attaques se manifestent sous la forme d'insultes, de dénigrement des compétences de jeu ou plus généralement de grossièretés lancés à la pelle, ce n'est pas le seul type d'intimidation qui puisse être subi dans ces arènes de combat en ligne.
Souvent, les joueurs choisissent leur victime et s'engagent à lui rendre le temps passé au jeu aussi angoissant que possible, soit en tuant continuellement ses avatars, soit en falsifiant son comportement et en le faisant bannir. Pour la victime, cela rend le jeu impossible.

Comment prévenir et arrêter le harcèlement en ligne ?
Tout d’abord, il faut que les adultes soient conscients des signes avant-coureurs que quelque chose ne va pas. Pour se protéger, les enfants peuvent réduire considérablement l'utilisation de leurs appareils, être de mauvaise humeur ou même supprimer leurs comptes et en créer de nouveaux.
Cependant, la cyberintimidation ne doit pas être abordée uniquement après coup; les parents doivent avoir des discussions actives (have active discussions with their children) avec leurs enfants sur la cyberintimidation et les autres pièges de l'internet. Les enfants doivent savoir qu'ils peuvent faire confiance aux parents et aux enseignants pour leurs confier leurs problèmes. Mais les parents peuvent choisir d'utiliser le contrôle parental (use parental controls) pour surveiller ce que leurs enfants font en ligne, bien que certains puissent considérer cela comme une violation de la vie privée.

Les enfants doivent savoir que personne ne mérite d’être victime d’intimidation et s’ils voient quelqu'un en être victime, ils ne doivent pas garder le silence mais parler à un adulte responsable. Il est également important d'éduquer les enfants sur la façon de signaler les incidents et de conserver des captures d'écran et des enregistrements de tous les cas de cyberintimidation dont ils ont été victimes ou qu'ils ont vu perpétrés contre quelqu'un d'autre. De plus, ils devraient également être informés des outils disponibles sur les médias sociaux et les plateformes de jeu pour signaler de tels abus.

Infos supplémentaires
Voici une liste de sites qui offrent des conseils et des contacts en cas d'intimidation.
http://www.jeminforme.be/index.php/cyberharcelement-et-discriminations/cyberharcelement/quelles-sont-les-consequences-du-cyberharcelement
• Cybersmile (different pays)
• Cyberbullying Research Center (USA)
• National Bullying Helpline (Royaume-Uni)
• Kidshelpline (Australie)
• Netsafe (Nouvelle Zélande)
• Cyber B.A.A.P. (Inde)
• Bully-Free (Singapour)
Pour en savoir plus au sujet des effets de la cyberintimidation sur les enfants et sur la manière dont la technologie peut aider, rendez-vous sur la plateforme Safer Kids Online.
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