Sociétés privées en Belgique insufissamment préparées pour la disruption
Publié le 13/02/2018 Dans Press Releases  Par zion
Le texte suivant est issu d'un communiqué de presse et ne reflète en rien l'opinion de la rédaction.
Bruxelles – le 13 février 2018 – Les conclusions du premier rapport de Deloitte Private consacré aux perspectives globales des sociétés privées, Global perspectives for private companies, montrent que les sociétés privées en Belgique sont insufissamment préparées pour des concurrents non traditionnels qui seront responsables d’une disruption sur leur marché dans les deux à trois prochaines années. L’enquête, menée auprès de 1.900 dirigeants d’entrprises privées dans 30 pays, souligne également les défis par rapport à la course aux talents tels que la rétention, la disruption technologique et les besoins croissants des employés et de quelle manière les entreprises prévoient d’y faire face.

Sociétés privées en Belgique insufissamment préparées pour la disruption

Alors que près de 70 pour cent des sociétés privées aux Pays-Bas pensent que des concurrents non traditionnels vont perturber leur marché au cours des deux prochaines années, ce pourcentage tombe à un peu plus de cinquante pour cent en Belgique. Dans les pays d’Europe de l’Ouest, tels que la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est moins de la moitié des entreprises privées qui s’y attend. Ceci montre qu’une prise de conscience plus importante est nécessaire de la part des entreprises privées et qu’elles doivent analyser leur organisation de l’intérieur pour pouvoir évaluer pleinement l’environnement de rupture qui se dessine aujourd’hui.

“Contrairement à leurs homologues Néerlandais, les sociétés privées en Belgique ne prévoient pas d’être perturbées par des entreprises non-traditionnelles dans un proche avenir. Mais elles feraient bien de se réveiller,” avertit Nikolaas Tahon, Managing Partner Deloitte Private. “Les sociétés privées sont vulnérables à la rupture qu’entraîne l’avènement du numérique et aucun secteur n’est à l’abri. Le changement commence par une prise de conscience. On ne peut pas commencer à changer si on n’analyse pas son organisation sous un angle critique. Les sociétés doivent se préparer à être perturbées et regarder en face ce qu’elles devront faire pour y arriver.”

Ces perspectives d’avenir positives se reflètent dans les attentes des dirigeants en ce qui concerne les résultats de leur entreprise. En effet, la plupart prévoient une augmentation de leur chiffre d’affaires, de leur bénéfice, de leur productivité et des investissements en capitaux au cours de l’année à venir.

En Belgique, 66 pour cent se disent “très confiants” ou “extrêmement confiants” quant à la réussite de leur entreprise au cours des 24 prochains mois. Qui plus est, 40 pour cent des répondants belges, contre 45 pour cent au niveau mondial, envisagent d’engager plus d’effectifs à temps plein. Malgré ces prévisions, 53 pour cent des répondants au niveau mondial et 54 pour cent en Belgique perçoivent un niveau d’incertitude plus élevé quant à l’évolution de leur activité.

L’investissement dans les talents change la donne

A mesure que la technologie rationalise les processus et libère la capacité des employés, les sociétés privées se concentrent de plus en plus sur l’investissement dans les talents. Pour devancer leurs concurrents dans la course aux talents, répondre aux besoins croissants de main-d’oeuvre et optimiser la fidélisation de leurs collaborateurs, 46 pour cent des sociétés privées (au niveau mondial) prévoient d’investir dans la formation de leurs employés et 33 pour cent investissent déjà dans des programmes de développement du leadership. En Belgique, ces pourcentages sont de 40 et 32 pour cent respectivement.

Les programmes de formation sont réinventés à mesure que les opportunités d’apprentissage permanent pour les employés stimule l’innovation. Par ailleurs, 16 pour cent des répondants considèrent que le renforcement de leur équipe de management constitue une stratégie de croissance prioritaire, alors que les sociétés privées remplissent leurs pipelines de talents pour soutenir l’expansion future de leur activité. En Belgique, cela représente une priorité pour 20% pour cent des répondants.

Contrer la rupture en faisant appel à la technologie

Sur fond de développement technologique rapide, les sociétés privées acceptent dans la rupture numérique pour acquérir des gains concurrentiels. Les deux tiers des répondants associent les progrès technologiques à de nouvelles opportunités et à des résultats positifs.

Les technologies émergentes font partie intégrante des scénarios des entreprises privées, ce qui accélère l’innovation et booste les résultats opérationnels. Parmi les objectifs premiers du déploiement de ces technologies émergentes, 62 pour cent des répondants visent à ccroître l’efficience, 46 pour cent font appel à la technologie pour améliorer l’engagement du client, 45 pour cent cherchent à faciliter la croissance et 37 pour cent utilisent ces technologies pour la recherche et le développement. D’autres utilisent l’analytique des données, la veille concurrentielle ainsi que l’automatisation des processus opérationnels pour réaliser leurs ambitions de croissance.

Au cours des douze prochains mois, les sociétés privées investiront dans la technologie principalement pour améliorer le service au client (44 pour cent), pour leurs opérations de finance/comptabilité (36 pour cent), pour le marketing et la communication (36 pour cent), pour la vente (33 pour cent) et pour la gestion des talents (28 pour cent).

Même si nombreux sont ceux qui l’envisagent de manière optimiste, la rupture a aussi des conséquences négatives et il ne faut pas s’en cacher. Les changements au niveau des attentes du client (31 pour cent), les bouleversements macroéconomiques (38 pour cent) et les changements de réglementations (39 pour cent) sont tous cités comme facteurs de rupture négatifs.

Intérêt croissant pour les fusions et acquisitions

Dans une economie de plus en plus globale, les entreprises privées belges réalisent qu’elles ne peuvent plus se limiter au marché belge. 30% de ces entreprises indiquent que la possibilité de jouer un rôle dans des nouveaux marchés globaux est la raison principale pour réaliser des fusions et des acquisitions l’année prochaine.

“Les sociétés privées investissent avec confiance,” conclut Tahon. “Ces dernières années, les sociétés privées ont, au niveau mondial, concentré tous leurs efforts sur l’expansion de leurs activités, en privilégiant souvant la croissance organique par rapport à l’acquisition ou à la fusion d’autres entreprises. 21 pour cent seulement des dirigeants de sociétés privées belges déclarent que leur organisation a réalisé une fusion ou une acquisition au cours des 12 derniers mois. Malgré l’accès limité aux fusions et acquisitions à des fins de croissance l’an dernier, l’étude de Deloitte révèle que les F&A pourraient faire un retour en force comme outil de croissance stratégique. Les avancées technologiques sont considérées comme la principale source de nouvelles opportunités et de résultats positifs.”

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